La faible attractivité de la Franche-Comté

La Franche-Comté retient ses actifs, quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle, ses retraités et même ses étudiants. En revanche, la région attire très peu sur l’extérieur. Quelle que soit la catégorie de population, la Franche-Comté se situe souvent dans les dernières positions pour le taux d’attraction. La même constation peut se faire pour les entreprises : les transferts d’établissements avec les autres régions métropolitaines sont peu importants, les départs sont peu nombreux mais les arrivées encore moins.

La position géographique de la Franche-Comté n’est pas étrangère à cette situation. En effet, en France, les régions situées près du littoral méditerranéen ou atlantique sont les plus attractives, à l’inverse des régions du Nord ou de l’Est. Parmi les régions du quart Nord-Est, la Franche-Comté affiche des déficits relativement modérés. Seule l’Alsace exerce une certaine attractivité.

L’absence de grands centres urbains ne favorise pas la présence d’emplois métropolitains supérieurs. Les centres de décision que sont les sièges d’entreprises sont proportionnellement peu nombreux et certains services aux entreprises comme le conseil et la conception informatique semblent insuffisamment développés. Si la région présente une offre de formations conforme à sa taille, elle offre néanmoins peu de formations de troisième cycle, ce qui explique la migration de deuxième et surtout de troisième cycle à migrer vers les grand pôles universitaires.

La difficulté pour la capitale régionale de rayonner sur l’ensemble de sa région et, a fortiori, au-delà des frontières régionales explique ainsi en partie le déficit d’attractivité de la Franche- Comté.